C'est pour cette raison que j'invite tous les intéressés de la chose à se rapporter à mon tableau général se trouvant dans le livre "Nouveau regard sur l'île de Pâques" paru aux éditions Moana en 1982 à la page 198 (voir ci-dessus).
Quant aux 7 autres tablettes comme le baton de Santiago, non seulement, je n'ai jamais pu en obtenir un moulage de la part du musée le conservant, pas plus que la grande tablette d'ailleurs, malgré de très nombreuses demandes et le fait d'avoir offert 3 de mes répliques au musée Sebastian Englert. Une offre m'a été cependant proposée pour la somme de 1000 ¤ pour le seul moulage du baton par ce musée. il aurait été pourtant possible à partir de 1978, non seulement de prendre toutes les mesures de ces 2 tablettes sur des moulages se trouvant chez un particulier habitant Bruxelles, bien connu à l'île de Pâques et ensuite à partir de 1990 au Musée du Cinquantenaire, ceci pour le seul baton. Ceci n'a pas été possible tout simplement par la mauvaise volonté des détenteurs.
En ce qui concerne les 3 tablettes de Honolulu non relevées T, U, V, elles se trouvent dans un tel état de délabrement que je pense qu'elles n'ont jamais été moulées et qu'il est pratiquement impensable que l'autorisation de les manipuler ne sera jamais accordée à personne.
En ce qui concerne le tangata manu de New York, je n'ai pratiquement pas d'informations sur cette pièce et j'ignore si des moulages en ont été réalisés. Il ne me semble pas que cette pièce ait été prêtée pour des expositions internationales. En ce qui concerne le 2e rei miro de Londres, celui-ci ne comprenant que 2 glyphes et je n'ai pas jugé nécessaire d'en faire le relevé. Je me permets d'attirer l'attention de tous ceux qui s'intéressent au sujet de vérifier plutôt 2 fois qu'une les sources exactes de toutes leurs informations, cette recherche étant d'une complexité insoupçonnée.
Ecriture > C'est à partir des documents du professeur Barthel et de très nombreuses photographies ainsi que de mon travail de reproduction de plus de 4500 caractères rongo rongo que j'ai établi un inventaire de 14.021 caractères. ce résultat découle de ma propre façon de compter les caractères et aussi de voir si un signe pratiquement rongé par le temps peut être considéré comme un signe ou une dégradation du bois. Certains comptent les signes associés en plusieurs signes et d'autres pas. Chaque spécialiste a sa façon d'interpréter ceux-ci et je pense qu'à ce sujet, on ne parviendra jamais à se mettre d'accord, excepté si un jour un nouveau Champollion trouve la clé de cette écriture, que beaucoup de scientifiques ne considèrent pas comme une écriture.
Identification > Comment est-il possible d'identifier par la photographie si l'objet en question est une pièce originale ou s'il s'agit d'une copie ?
Un moyen assez simple, c'est de voir si le trou de suspension se trouvant dans la partie supérieure de la tablette et en son milieu est perforé. En général, s'il est perforé, c'est qu'il s'agit d'un original, bien que certains moulages réalisés correctement présentent cette caractéristique mais la plupart du temps, soit le trou est bouché, soit il est mal façonné, il faut donc dans le meilleur des cas, sur des originaux.
Dans d'autres cas, le coulage de la copie a tellement été mal fait que non seulement, on peut apercevoir sur le moulage, la trace de la goulette de moulage et sur les bords de la pièce des débordements de plâtre ou de plastique, c'est souvent le cas avec les moulages des pièces de Santiago.
une autre façon plus difficile de s'apercevoir qu'il s'agit d'une copie, c'est qu'à force de manipuler la copie en plâtre teinté "bois", à certains endroits, la teinture a disparu ou pour d'autres moulages, la tablette est grise.
on peut également constater qu'entre un moulage ancien et l'original, la copie est plus entière que l'original, c'est le cas pour la grande de St Petersbourg avec un moulage dans les collections anciennes de Berlin. L'original ayant perdu quelques centimètres dans sa partie supérieure, c'est ainsi que ma copie en bois de la grande de St Petersbourg a encore l'entièreté de sa superficie alors que le musée de St Petersbourg l'a perdu. Pour la tablette matariri de Washington, il existe encore des photos avec des lignes de caractères qui ont maintenant disparu. C'est également le cas pour la grande tablette de Vienne. Je sais également que le bâton de Santiago a subi des dommages irréparables, un comique ayant serré celui-ci dans les machoires d'un étau !
Conclusion > Il est regrettable à l'heure actuelle que lorsque certains chercheurs considérés comme d'avant-garde, se donnent la peine de remuer ciel et terre pour arriver à trouver, ils se heurtent de plus en plus à un problème extrêmement grave, c'est à dire que là où il semble qu'enfin leurs recherches vont aboutir, les pièces à consulter ont tout simplement disparu, alors qu'il y a 20 ans, elles étaient encore connues de pas mal de personnes. Il est ainsi extrêmement curieux que lorsque l'on demande à des conservateurs de faire effectuer des recherches dans les archives et dans les collections, il n'xiste plus aucune trace des pièces en question, non seulement les pièces ont disparu mais aussi les inventaires.
A ce sujet, je voudrais vous conter une anecdote qui m'a été rapportée par la titulaire de la section précolombienne, mademoiselle Van Sweeten, pendant la guerre 40-45, le musée du Cinquantenaire occupait un russe et celui-ci étant chargé d'entretenir les collections, n'avait rien trouvé de mieux que de mettre à la poubelle toutes les étiquettes qui se détachaient des pièces où qui se rapportaient à celles-ci dans les réserves. C'est ainsi que cette dame a passé le restant de sa vie professionnelle à essayer de retrouver l'origine des pièces en question, ce qu'elles représentaient et qui les avaient offertes. Je sais qu'elle a terminé sa vie professionnelle sans avoir pu y arriver. d'autre part Madame Laroche, vice-présidente de la société des Océanistes à Paris, me conta l'histoire suivante: elle avait été chargée par le musée de l'homme d'aller chercher à la Congrégation des pères de Sacré Coeurs à Rome, les tablettes: l'Echancrée, la Mamari et l'Aruku Kurenga, lui faisant remarquer qu'il valait mieux avoir une sérieuse assurance pour protéger ces trésors inestimables, elle m'avoua avoir été les chercher dans son sac à commissions et qu'on n'avait pas eu le temps de les faire assurer, elles voyagèrent tout simplement comme cela de Rome à Paris en avion. Et l'on se demande pourquoi des pièces uniques disparaissent, en voici des exemples frappants.
François Dederen "Te Pito"




